1
Une forêt calme ... trop calme le Sam 4 Juin - 20:18
Le jeune homme prit tout le temps dont il avait besoin pour inspirer, laissant l’air ambiant pénétrer son corps et emplir complètement ses poumons. Il resta bloqué quelques secondes dans cette position avant d’expirer tout aussi lentement pour chasser l’air emmagasiné. La sensation douceâtre d’un calme parfait fit apparaître un léger sourire sur le visage du Prince de la lointaine Byzance. L’ambiance des forêts de Bretagne était vraiment des plus parfaite, le calme, l’impression d’être enfin éloigné de tout, c’était quelque chose qu’on obtenait de plus en plus difficilement de nos jours, surtout quand on avait l’habitude d’une ville de la taille de Constantinople. Preuve en était le fait que Constantin était capable de parcourir plusieurs centaines de mètres en clopinant parmi les ronces juste pour le simple plaisir de se retrouver définitivement isolé. Il ne regrettait finalement pas son voyage dans cette lointaine contrée, les gens y étaient certes très con, mais le paysage rattrapait aisément ce défaut.
Plus de père pour lui parler de mariage, plus de courtisans pour le suivre partout, il se faisait même passer pour un vulgaire messager, c’était parfait. Ça l’était en tout cas jusqu’à ce que son précepteur trouve le moyen de revenir l’emmerder. Il avait annoncé être le précepteur du prince, chargé de se charger de l’éducation d’un jeune messager en attendant l’arrivée de Sa Majesté. Quel culot. Mais il fallait bien admettre que le grec était doté de capacité de persuasion assez impressionnante. Dommage pour lui qu’il n’en soit pas de même en terme de filature, il avait été extrêmement facile pour le Byzantin de le semer à travers les couloirs de Kaamelott. Pourtant, il partait avec un net désavantage avec cette saleté de canne.
En repensant à cette petite aventure, le jeune homme sourit de nouveau, prenant une nouvelle grande inspiration en s’appuyant contre un arbre. C’est à ce moment-là que son oreille perçut un bruit légèrement suspect. Le clapotis d’une rivière. Il entendait certes l’eau couler depuis un certain temps et en avait conclu qu’il y avait une étendue d’eau de ce genre proche. Mais il venait de remarquer une certaine ondulation dans le son, comme si quelques marchait dedans. Lentement, le Prince se retourna, se servant de sa canne pour écarter délicatement des ronces, il avança doucement. On aurait dit qu’il avait peur de troubler le calme de la forêt. Par chance, il n’eut que quelques pas à faire pour apercevoir le mince filet d’eau bleue pure qui coulait au milieu de l’étendue verte. Et sur le bord, une forme étrange. Un Loup.
Et quel Loup. Un gigantesque loup en fait. Jusque-là, le jeune homme n’en avait vu qu’empaillé et aucun n’égalait la taille de cette bête qui devait dépasser le prince de plusieurs centimètres. L’animal était en train de s’abreuver paisiblement mais les yeux aiguisés de Constantin perçurent quelque chose d’anormal. L’autre semblait sur ses gardes, jetant des regards furtifs aux alentours alors que sa taille devait le mettre au-dessus de tout, il y avait aussi cette manière de boire lentement. Comme s’il savourait. Et puis, une étrange zone sur sa patte où le pelage semblait avoir blanchi.
Alors qu’il notait consciencieusement tous ses détails, le jeune homme oubliait le plus important : Si lui pouvait voir tout ça, peut-être que le loup l’avait déjà perçu ?
Plus de père pour lui parler de mariage, plus de courtisans pour le suivre partout, il se faisait même passer pour un vulgaire messager, c’était parfait. Ça l’était en tout cas jusqu’à ce que son précepteur trouve le moyen de revenir l’emmerder. Il avait annoncé être le précepteur du prince, chargé de se charger de l’éducation d’un jeune messager en attendant l’arrivée de Sa Majesté. Quel culot. Mais il fallait bien admettre que le grec était doté de capacité de persuasion assez impressionnante. Dommage pour lui qu’il n’en soit pas de même en terme de filature, il avait été extrêmement facile pour le Byzantin de le semer à travers les couloirs de Kaamelott. Pourtant, il partait avec un net désavantage avec cette saleté de canne.
En repensant à cette petite aventure, le jeune homme sourit de nouveau, prenant une nouvelle grande inspiration en s’appuyant contre un arbre. C’est à ce moment-là que son oreille perçut un bruit légèrement suspect. Le clapotis d’une rivière. Il entendait certes l’eau couler depuis un certain temps et en avait conclu qu’il y avait une étendue d’eau de ce genre proche. Mais il venait de remarquer une certaine ondulation dans le son, comme si quelques marchait dedans. Lentement, le Prince se retourna, se servant de sa canne pour écarter délicatement des ronces, il avança doucement. On aurait dit qu’il avait peur de troubler le calme de la forêt. Par chance, il n’eut que quelques pas à faire pour apercevoir le mince filet d’eau bleue pure qui coulait au milieu de l’étendue verte. Et sur le bord, une forme étrange. Un Loup.
Et quel Loup. Un gigantesque loup en fait. Jusque-là, le jeune homme n’en avait vu qu’empaillé et aucun n’égalait la taille de cette bête qui devait dépasser le prince de plusieurs centimètres. L’animal était en train de s’abreuver paisiblement mais les yeux aiguisés de Constantin perçurent quelque chose d’anormal. L’autre semblait sur ses gardes, jetant des regards furtifs aux alentours alors que sa taille devait le mettre au-dessus de tout, il y avait aussi cette manière de boire lentement. Comme s’il savourait. Et puis, une étrange zone sur sa patte où le pelage semblait avoir blanchi.
Alors qu’il notait consciencieusement tous ses détails, le jeune homme oubliait le plus important : Si lui pouvait voir tout ça, peut-être que le loup l’avait déjà perçu ?
_________________________________________________
"Vita Scientia Est"
Constantin ~ Just so curious
